peAprès le cri d’alerte des risk-managers en janvier et février 2016, la couverture de la perte d’exploitation sans dommage s’étend avec des innovations marquantes chez les assureurs généralistes.  Mais les approches des différents acteurs restent encore contrastées.

 

 

 

Les assureurs ont cherché à couvrir les pertes d’exploitation liées, par exemple, au déclenchement d’une épidémie qui bloquerait le fonctionnement des centres d’affaires.

La perte d’exploitation est désormais intégrée aux polices dommages mais aussi RC, transports et cyber. Ce qui préoccupe maintenant certains assureurs, c’est la perte d’exploitation sans dommage, sans fait générateur assurable. C’est pourquoi les assureurs se sont mobilisés et l’année 2016 a permis de développer différentes approches.

UN MARCHÉ EN DÉVELOPPEMENT

En janvier 2016, à la veille des Rencontres de l’Amrae, Brigitte Bouquot, présidente de l’association des risk-managers, alertait: «L’assurance ne sait pas encore correctement appréhender la perte d’exploitation sans dommages ». Neuf mois plus tard, certains courtiers constatent que le marché se développe mais reste extrêmement contrasté avec trois approches distinctes.

On retrouve d’abord des assureurs qui ont cherché à bâtir des couvertures dédiées, ceux qui ont étendu leur couverture à quelques garanties en premier risque et enfin ceux qui font du fronting (système qui associe l’assureur et le risk-manager pour utiliser la captive).

Ainsi, plusieurs compagnies se sont mobilisées face à la problématique de la perte d’exploitation sans dommage en investissant dans des équipes R&D. Les assureurs  proposent désormais de couvrir la carence de la chaîne logistique (clients et fournisseurs dénommés) avec un déclenchement qui n’est plus un dommage mais un péril, par exemple le blocage d’un aéroport, l’insolvabilité d’un fournisseur ou d’un client, une grève, etc. La capacité disponible est de l’ordre de 50 à 100 M€. Un système d’assurance paramétrique est également propose pour faire face au risque de réputation : une société surveille le bruit sur internet et déclenche une garantie, en cas de pic de retours négatifs, pour financer une politique de restauration d’image.

DES ÉVOLUTIONS À ANTICIPER

Après les affaires du Mediator ou de la Depakine, la gestion des risques des entreprises de pharmacie ou de biotechnologie sont au coeur des débats. Certains assureurs ont  choisi de se concentrer sur les besoins de ces entreprises de pharmacie ou de biotechnologie (ETI et grandes entreprises) en proposant une couverture perte d’exploitation consécutive à l’arrêt d’un site en raison de la décision d’une autorité, type ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), pour non-conformité, par exemple. Les frais de retrait ou de perte d’image peuvent également être pris en charge. La capacité disponible est de l’ordre de 50 à 150 M€.

La hausse du risque terroriste a également fait évoluer les assureurs et proposent désormais de couvrir les pertes de profit des établissements à la suite d’une attaque terroriste dont ils n’ont pas été directement la cible.

DES POSITIONNEMENTS DIFFÉRENCIÉS

Certains choisissent de proposer une extension de police à quelques garanties en premier risque type accident du travail ou maladie transmissible. Cette approche implique des capacités supplémentaires limitées à quelques millions. Enfin, certains acteurs font du fronting pour les captives de leurs clients et proposent des garanties pertes financières pour les captives de ses clients.

Source : argusdel’assurance

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